1921 : naissance à Vierzon dans le Berry. 1934 : certificat d’études.1935 : début dans le métier d’imprimeur. 1941 : professeur d’imprimerie à l’écoledes Arts décoratifs de Blois, de 20 à 21 ans. 1944 : mariage avec Marcelle,fondatrice des éditions d’Auteuil. 1948 : arrivée à Boulogne-Billancourt au servicedu pressier sur bois, Jacques Beltrand. 1952 : Robert Blanchet reprend l’atelier à son compte.Tirage à huit exemplaires de Huit poèmes d’ArthurRimbaud exposé à la galerie Nicaise à Paris, en 1956. 1965 : Le bestiaire d’Apollinaire aux éditionsd’Auteuil. 33 gravures en couleurs tiréesà 200 exemplaires. 1967 : exposition à l’École Estienne. 1983 : exposition Cent ans de livres et de gravuressur bois – Lepère, Beltrand, Blanchet réunissantle travail de maîtres graveurs, au centre culturelGeorges-Gorse. 1985 : exposition à Berlin avec Frank Horvat. 2000 : exposition galerie Nicaise à Paris. 2007 : exposition Empreintes de Robert Blanchet.Dans le cadre du Printemps des Poètes, du 6 au 31mars à l’espace Landowski 2009 : décède à Boulogne-Billancourt le 12 juillet.
en avant première, avec l’arrivée du printemps ... de l’encre, du papier et tout le savoir faire de l’Atelier Vincent Auger, la couverture du prochain numéro prends forme.
L’exposition de gravures sur bois proposée par l’association Le Bois Gravé et qui s’est tenue du 9 au 31 janvier 2009 dans l’atelier de la Fondation Taylor a été l’occasion de faire un merveilleux voyage. On y a retrouvé toute la diversité de la création que permet le bois dans l’éventail des styles, des techniques et des sujets : le bois gravé demeure l’un des arts plastiques majeurs de l’expression artistique contemporaine.
gravure sur bois de Dimitris Souliotis
Cette manifestation a été aussi l’occasion de revenir sur la prestigieuse revue du Bois Gravé. Née le 18 février 1982, elle a vocation à faire connaître et apprécier l’art de la gravure sur bois et les artistes qui la pratiquent ; des pièces exceptionnelles de François Maréchal, Jacques Hallez, Jeannine Hervé, Gérard Blanchet et José San Martin entre autres, rappelaient la diversité des thèmes et des relations internationales abordés par l’association.
Le bois de bout était superbement exploité par deux artistes : Jean-Marcel Bertrand pour la force des architectures impeccablement traduites dans les deux Célébrations, du bois et du fer, et Hajimé Watanabé pour la délicatesse de la taille au burin dans le cœur du buis avec Thēoria tirée en gaufrage à la « manière blanche » et dans l’hommage au graveur-éditeur Gautier Dagoty.
La nature fut louangée sous toutes ses formes, en noir et blanc ou en couleur : Bernadette Genoud Prachet avec sa contemplation de l’arbre ; Jeannine Hervé et ses paysage bretons, traditionnels et rustiques ; les impressions de Sylvain Salomovitz restituées avec beaucoup de nuances grâce à l’ancienne technique des estampes japonaises des pigments délayés à l’eau.
On a trouvé la narration ou l’illustration des scènes du monde qui nous entoure : José San Martin en donne une interprétation colorée et vigoureuse, par exemple ses trois paysans d’après l’œuvre d’August Sander ; Jean-Pierre Lécuyer par ses « saynètes » déroule un récit truculent, tandis qu’Edouard Martin donne à voir avec grâce des personnages ou des décors de vie simple et tranquille et Pascale Hémery, nous offre une vue urbaine monumentale ; d’un autre côté Elbio Mazet, également sculpteur, nous plonge dans l’histoire populaire contemporaine avec les portraits en grand format de Fausto Coppi et Carlos Gardel ; Doaré nous rappelle notre confrontation permanente avec les icônes qui jalonnent désormais le parcours de notre vie quotidienne ; les couleurs et les graphismes flamboyants de Rodrigo Barrientos.
gravure sur bois de Dimitris Souliotis
Enfin on a pénétré les mondes intérieurs, complexes, denses et peuplés de signes et d’êtres parfois étranges : Agathe May, avec deux hautes planches verticales nous présente des personnages réalistes mais dérangeants ; Pierre Collin, Alain Delpech, Michel Vigouroux, Geira Auestad-Woitier et Anne Gohier, chacun à leur manière, soulignent, s’il en était besoin, que la gravure participe bien à l’expression de nos interrogations modernes et très contemporaines. On a remarqué la prouesse technique de Jim Monson, qui, avec la technique du « bois perdu » produit une estampe hors du commun, exécutée avec deux plaques et 43 passages, et Julien Fischel nous a livré une recherche graphique forte, proche de la puissance picturale. Les prix ont couronné deux œuvres poétiques. Le premier prix à Dimitris Souliotis pour ses mystérieuses allégories en noir et le deuxième prix à Jean Lodge pour ses merveilleux portraits en couleurs.
Pour mieux suivre la création contemporaine dans le domaine de la taille d'épargne, faites-nous parvenir vos productions ou faites-nous connaître les artistes concernés par cette technique.
N'hésitez pas à nous communiquer vos projets : publications, livres, expositions et manifestations diverses afin que nous les fassions paraître sur notre blog ou dans un prochain numéro de la revue.
Notre association a été fondée en 1982 pour défendre la xylographie contemporaine au moyen d’une revue à caractère bibliophilique. Cette publication à tirage limité et numéroté comprend dans chaque livraison des articles illustrés, plus une couverture originale et une gravure originale au même format quart-raisin, imprimées sur un beau papier d’estampe. Nous abordons des questions techniques et esthétiques, nous traitons aussi des thèmes iconographiques ou nationaux. A chaque fois nous commençons par une courte introduction historique afin de mieux mettre en valeur les innovations de la création contemporaine. Ainsi ont été proposés des dossiers sur la couleur, le bois debout, la linogravure, les sculpteurs-graveurs, les très grands formats, l’Italie, la Chine, le Québec... Deux monographies ont été consacrées à François Maréchal et à José San Martin.